Retour 24h du code : Lucas

dimanche, 4 janvier 2015

Ce retour ci est écrit par Lucas, un autre membre de l'équipe "The Coding Stones". Il fait suite à cet article.

Je n'ai pas grand chose à rajouter depuis l'article de matael, néanmoins, je confirmerais ma position sur quelques petites choses.

Conclusion

(car c'est ce qui intéresse 90% des lecteurs)

C'était cool, on revient l'année prochaine si l'ENSIM ne nous refuse point. Et les machines à café sont épiques. Voilà, fallait que ça soit dit.

Introduction & Développement

Ces 24 heures ont été une bonne expérience; on s'est bien amusés, on a appris des trucs (pygame, pour ma part), on a découvert le travail en groupe moins organisé et plus intense que les projets de notre cursus universitaire, et on a rencontré des gens qui codaient sous Windows.

La nuit, on a eu froid, chaud, pas frais, malade,... Bref, on est passés un peu par tous les états parce qu'on avait l'impression de pas avoir faim, alors qu'au premier casse-croûte, on a doublé la production de code. (la clémentine de 5h du mat' a été salvatrice, une véritable résurrection) Je retiendrais donc qu'en cas de nuit blanche, faut pas hésiter à avaler des fruits en grande quantité. Mine de rien, on dépense plus d'énergie en nuit blanche commune qu'en nuit blanche solitaire devant son écran à coder des trucs qu'on oubliera le lendemain. Là, y'a de la discussion, de l'enjeu, du wtf; bref, on dépense de l'énergie.

Et puis, aussi, ouvrir les fenêtres. Ca paraît rien comme ça, mais quand on a l'impression de respirer du gaz carbonique pur en entrant dans la salle, et qu'une fois habitués on attrape une migraine, c'est le moment où ouvrir les fenêtres devient une nécessité. Et ça, on a mis du temps à s'en rendre compte.

Pour aller plus en précision sur d'autres sujets : oui, la gestion de projet, c'est important. Quand au bout de 20h on se rend compte qu'on a toujours rien à afficher et que 50% de l'équipe est mobilisée depuis 17h sur un détail bien moins prioritaire que des concepts même pas encore développés, ça fait gueling gueling. On se dit que, finalement, faire un truc de base rapidement et sans détailler a au moins le mérite de garantir une version présentable, et améliorable. Bref, la prochaine fois, avant de faire une IHM qui roxxe du poney en conserve fait main 2.0 par pack de douzaine de trouzillions qui marche pas, et bien on fera quelques caractères qui se battront en duel dans le terminal.

Mis à part le temps nécessaire à la mise en place (plusieurs heures se sont passées avant que 100% du groupe ne se concentre sur le projet en lui-même, suite à des problèmes qui auraient dû être résolus avant, comme le dépôt Github), et le temps qu'il a fallu pour que le python soit connu un minimum de tout le monde, le groupe aura quand même produit quelque chose. Après réflexion, dormir quelques heures, c'est productif. Ceux qui n'ont pas du tout dormi l'ont bien senti passer.

Sur les sujets, pas grand chose à dire : très orientés jeux (deux d'entre eux, id est deux tiers), ils correspondaient à, je pense, tous les publics, d'autant que certains d'entre eux proposaient un horizon de développement très large. Je pense notamment au sujet que nous avons pris, le jeu de rôle, qui pouvait potentiellement supporter énormément de features sans contraindre à développer certaines d'entre elles (aucune équipe je crois, n'a développé de combat en tour par tour, par exemple). Ainsi, il était facile de choisir un aspect à développer. Après réflexion, on aurait dû peut-être choisir le réseau, car plus de membre de l'équipe le maîtrisaient (contrairement à l'IHM, qu'on a appris sur le tas... Nos objectifs n'étaient hélas pas les bons).

Le tapping game était plus restrictif selon moi, bien que les équipes en lice aient montré des résultats très différents. En tant que demi-étudiant en acoustique, je regrette un peu de ne pas avoir vu un groupe ayant joué sur l'étude fréquences pour réaliser les suites de touches. (les autres se sont appuyés, essentiellement, sur l'intensité sonore ; cela rend bien mais la fréquence eut été plus... esthétique)

Enfin, le solveur de puzzle. Un sujet de bourrin selon moi, de l'algo pur orienté image, ça m'étonne pas que seuls deux groupes se soit lancés là dedans; pour cela ils méritent déjà d'être applaudis ! Cela m'a permis d'apprendre deux trois trucs en traitement d'image, en discutant un peu avec quelques uns; ce sujet, de loin le plus difficile, était très impressionnant.

Je note aussi que la prochaine fois, il faudra revoir le calibrage de l'applaudimètre. Ou le mettre au milieu de la foule en délire, histoire qu'il capte bien tout le monde. (les gens à l'arrière n'avaient que très peu d'incidence sur le résultat, finalement)

Bref, si l'ENSIM veut encore nous voir, on reviendra certainement l'année prochaine (encore avec python, j'espère, mais cette fois-ci de manière plus... organisée ! Certains du groupe militent pour l'ASM ou le Ook Ook...).